Coach scolaire

L'école : vers un nouveau paradigme éducatif

 

En ce 21ème siècle, l’école devrait aller vers un nouveau paradigme éducatif. Le mot paradigme est un ensemble de théories, de valeurs, de pratiques et de méthodes qui sont hautement cohérentes entre elles, ce qui fait qu’il est extrêmement difficile de changer de paradigme. En effet, comme un paradigme est un assemblage d’idées bien structurées, celui qui serait hors paradigme, ce serait celui qui voudrait découvrir l’Amérique mais qui, en même temps, a du mal à laisser tomber l’ancien paradigme qui serait de lâcher de vue les côtes du Portugal !

Aristophane (-445 à 386 av. J.-C.) pointait déjà l’urgence d’un changement de paradigme éducatif à son époque quand il disait qu’ « enseigner, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu ». On peut donc se poser la question suivante : est-ce que l’école d’aujourd’hui considère encore l’élève avant tout comme un vase à remplir, comme un véhicule qui peut tomber en panne d’essence et qu’il faut alimenter inlassablement ? Ou est-ce qu’elle considère chaque élève comme un sujet unique, un être en devenir qui a soif d’apprendre à son rythme et selon ses besoins propres ? Voici donc un des écarts majeurs entre l’ancien paradigme et le nouveau paradigme. Cela pourrait susciter peut-être le désespoir si on considère à tort qu’on a avancé aussi peu en 2500 ans, et on pourrait se laisser aller à croire que c’est une tâche impossible que de changer de paradigme éducatif ? Je ne le crois pas et je suis convaincu que ce n’est pas un vœu pieu, d’autant que l’éducation à l’école est en train de connaître des bouleversements salvateurs malgré les résistances de ses différents acteurs.

Ce qu’il y a de nouveau, c’est que depuis mai 1997, les textes officiels sont de plus en plus précis quant à la première mission de l’école de la République qui est l’émancipation d’un sujet. Néanmoins, cette mission fondamentale a été très vite oubliée par rapport à un sacro-saint contenu scolaire à faire connaître aux élèves, en vérifiant qu’ils maîtrisent bien ce contenu avec moult évaluations. L’émancipation d’un sujet s’oppose complètement à l’idée de vérifier que le vase de l’élève est bien plein. Savez-vous en moyenne combien il y a d’évaluations pour chaque élève entre le début de la classe de 6ème et la fin de la classe de 3ème ? On arrive à peu près à un millier ! Dans un collège de 600 élèves, un principal a dénombré tous les actes d’évaluation délivrés dans une année scolaire : 90000 notes ! Et la logique des évaluations, c’est de bien vérifier l’écart par rapport à la norme, donc on est bien dans le droit fil de l’ancien paradigme persistant qui consiste à mesurer sans cesse que les élèves en savent assez ou pas. D’ailleurs, certains pédagogues italiens se moquent de nous, en disant qu’en France, nous sommes sans arrêt en train de peser le cochon, nous interpellant ainsi : « mais à quel moment le nourrissez-vous vraiment ? »

C’est d’une refonte de la pédagogie dont l’école a besoin aujourd’hui. C’est d’un paradigme d’enseignement précurseur dont l’école s’impatiente. Comme le disait Albert Einstein : « l’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste. » Si la compétence singulière supplante la performance à tous crins, si le savoir-être n’est plus le parent pauvre des savoirs et des savoir-faire, si l’humain et ses capacités talentueuses quoique perfectibles priment sur des savoirs académiques trop souvent désincarnés jugés déficitaires chez les élèves, alors l’école fera sa mue positive tant attendue… (Suite dans le Blog)

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